J’avais pris à la volée ce souffle d’air que tu
m’envoyais
J’en avais remplit mes poumons sans pouvoir l’expulser
Jusqu’à tendre le filin qui retenait ces besaces saturées
Je faisais tout pour le garder le plus possible sans éclater
Mon sourire en palissait d’envie de te rendre complice
De cette tendre félicité enfouie dans un tout petit calice
Que je tenais caché pour ne rien partager de cet édifice
Que j’érigeai si lentement dans mon être sans caprice
Et les battements de cette espérance tant convoitée
Se faisaient plus rapides dans cette cage désemboitée
Que contenait ce muscle qui tambourinait inexploité
Pour ton âme modeste de visionnaire bientôt miroitée
Puis vint le jour où il faut expirer cette source de vie
Et rejeter tout en bloc pour continuer sans être asservi
De cet échange de fluides gazeux et que soit poursuivi
Une aspiration d’allégresse si nécessaire à ma survie
Les dés en sont jetés dans un panier d’un vert émeraude
Ou mes pensées tendrement sur les chemins marivaudent
Toujours dans l’émotivité d’un mélange qui baguenaude
Mes joues en sont si amarantes que j’en suis fort penaude
Plume Dame
27/08/09 18 :23